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Nanoplastie : le nouveau lissage doux qui séduit les salons

Femme assise en salon, cheveux longs et lisses tenus par les mains d'un coiffeur.
Dans cet article
  1. Ce qu’est réellement la nanoplastie
  2. Les différences avec le brushing brésilien
  3. À qui les salons recommandent la nanoplastie
  4. En salon : le déroulement d’une séance de nanoplastie
  5. Quels résultats peut-on attendre ?
  6. La nanoplastie est-elle vraiment sûre et « douce » ?
  7. Prix, entretien et attentes réalistes
  8. Termes clés et questions pertinentes à poser à son coiffeur

L’effervescence dans les salons évolue une nouvelle fois : un nouveau soin lissant promet une chevelure brillante et raide, sans les substances agressives que beaucoup préfèrent désormais éviter.

Sur TikTok, Instagram et dans les salons haut de gamme, une technique nouvelle remplace discrètement le brushing brésilien, autrefois incontournable. Baptisée nanoplastie, elle affirme lisser, renforcer et illuminer les cheveux en une seule séance, tout en évitant certains des ingrédients les plus controversés des anciennes formules de lissage.

Ce qu’est réellement la nanoplastie

La nanoplastie est un soin réalisé en salon qui cherche à la fois à lisser et à réparer les cheveux, plutôt qu’à les contraindre simplement à devenir raides. Si les brushings brésiliens se sont fait connaître pour leurs longueurs parfaitement lisses, ils ont aussi été critiqués pour des formules contenant du formaldéhyde ou des composés apparentés, en particulier sous l’effet de la chaleur.

La nanoplastie emprunte une autre voie. Au lieu de s’appuyer sur des défrisants puissants, ce soin associe des acides aminés, des vitamines et du collagène afin de pénétrer profondément dans la fibre capillaire.

« La nanoplastie agit sur le cortex du cheveu - son noyau interne - pour renforcer et lisser de l’intérieur, plutôt que de simplement recouvrir la surface. »

Les salons qui proposent la nanoplastie indiquent que le résultat peut tenir quatre à six mois, selon la nature des cheveux et les soins apportés à domicile. La promesse centrale : des cheveux plus droits, plus brillants et plus souples, sans formules à base de formaldéhyde.

Les différences avec le brushing brésilien

Pendant plus de dix ans, les brushings brésiliens et les soins à la kératine comparables ont dominé le marché du lissage. Ils modifiaient la structure du cheveu au moyen de substances chimiques fortes, avant de fixer le tout sous une chaleur très élevée. Leurs détracteurs ont dénoncé des vapeurs susceptibles d’irriter les yeux et les voies respiratoires, surtout chez les coiffeurs exposés à ces produits toute la journée.

La nanoplastie se présente comme une solution plus douce, avec des résultats comparables et parfois plus souples.

  • Positionnement : à mi-chemin entre un soin profond et une prestation de lissage longue durée.
  • Formule : des acides aminés, des vitamines et du collagène, plutôt que des défrisants classiques.
  • Résultat : une chevelure lisse et brillante, qui conserve un certain mouvement naturel au lieu d’être raide comme une baguette.
  • Cheveux concernés : cheveux ondulés, bouclés, secs ou abîmés, sujets aux frisottis.

Les clientes et clients qui n’apprécient pas l’effet « plat et sans vie » de certains systèmes de lissage traditionnels pourraient trouver la nanoplastie plus séduisante. Les cheveux sont censés paraître soignés tout en restant mobiles, plutôt que de former une nappe rigide.

« L’objectif est d’obtenir des cheveux soignés avec moins de frisottis, et non un fini raide “passé au fer” qui révèle le soin au premier regard. »

À qui les salons recommandent la nanoplastie

Les coiffeurs conseillent généralement la nanoplastie aux personnes souhaitant se coiffer plus facilement, sans s’engager dans un lissage permanent ni utiliser quotidiennement la chaleur de façon répétée.

Les profils idéaux

La nanoplastie est particulièrement proposée aux :

  • Personnes aux cheveux frisottants ou gonflés qui recherchent davantage de maîtrise au quotidien.
  • Personnes aux cheveux ondulés ou légèrement bouclés voulant une texture plus lisse et assouplie.
  • Clientes et clients aux cheveux longs, fragiles ou déjà abîmés, qui ne supportent pas les lissages chimiques agressifs.
  • Personnes qui consacrent 30–45 minutes par jour au fer à lisser et veulent réduire fortement ce temps.

En limitant le besoin de coiffages répétés à haute température, la nanoplastie peut indirectement contribuer à réduire les dommages supplémentaires causés par les lisseurs. C’est un atout particulièrement attractif pour les personnes confrontées aux cassures et aux pointes fourchues.

En salon : le déroulement d’une séance de nanoplastie

Ce soin ne se réalise pas en un passage rapide au salon. Dans la plupart des établissements, un rendez-vous de nanoplastie dure plusieurs heures et suit un protocole strict.

Étape Déroulement
1. Shampooing clarifiant Les cheveux sont lavés avec un shampooing nettoyant en profondeur afin d’éliminer les résidus de produits et le sébum. Aucun après-shampooing n’est appliqué, afin que la fibre reste « nue » et prête à absorber le soin.
2. Application du produit La formule de nanoplastie, riche en acides aminés, vitamines et collagène, est appliquée mèche par mèche, des racines aux pointes, pour une couverture homogène.
3. Temps de pose Le produit reste sur les cheveux pendant environ 40–60 minutes, selon leur longueur, leur épaisseur et leur texture.
4. Rinçage et séchage L’excédent de produit est légèrement rincé, puis les cheveux sont séchés au sèche-cheveux en les lissant.
5. Passage du fer Des plaques à haute température, généralement réglées entre 220°C et 230°C, passent sur de fines mèches afin de « sceller » les actifs dans le cheveu.

Les jours qui suivent le soin comptent également. Il est généralement recommandé de ne pas laver ni mouiller les cheveux pendant deux à trois jours, afin de laisser l’effet se stabiliser. Durant cette période, il est souvent déconseillé de les attacher serrés ou de les coincer derrière les oreilles, pour éviter les marques.

« Les coiffeurs considèrent la période qui suit le soin comme déterminante : l’eau, la transpiration ou les coiffures serrées trop tôt peuvent diminuer le lissage ou provoquer des plis indésirables. »

Quels résultats peut-on attendre ?

La nanoplastie est souvent qualifiée de prestation de « lissage » plutôt que de « défrisage ». Cette nuance est importante. Le but est d’obtenir un fini brillant et maîtrisé, avec moins de mèches rebelles, et non forcément des cheveux parfaitement droits sur toutes les têtes.

Sur des cheveux naturellement très bouclés ou crépus, la nanoplastie peut détendre les boucles et diminuer le volume, sans effacer totalement la texture. Sur des cheveux ondulés ou légèrement bouclés, le rendu peut se rapprocher bien davantage d’un lissage. Beaucoup de personnes constatent :

  • Une diminution visible des frisottis, même par temps humide.
  • Des longueurs plus douces et soyeuses, qui s’emmêlent moins.
  • Un brushing plus facile et plus rapide.
  • Un fini plus brillant qui rend la couleur plus lumineuse.

L’effet lissant s’estompe habituellement progressivement au fil des mois. Les repousses conservent leur texture naturelle, tandis que les longueurs traitées reprennent peu à peu leur forme initiale à mesure que le soin s’atténue et que les cheveux sont lavés à répétition.

La nanoplastie est-elle vraiment sûre et « douce » ?

La nanoplastie est présentée comme dépourvue de formaldéhyde et des défrisants chimiques les plus agressifs. Cela rassure les personnes méfiantes envers les anciennes méthodes de lissage qui dégageaient de fortes vapeurs sous la chaleur. Toutefois, « plus douce » ne signifie pas sans conséquence.

Les températures utilisées lors de la fixation sont très élevées. Le passage d’un fer réglé entre 220–230°C sur chaque mèche sollicite la cuticule, même lorsque la formule contient des ingrédients protecteurs. Pour des cheveux déjà fragiles, cette étape de chauffe doit être menée avec précaution.

La sensibilité individuelle entre également en compte. Certaines personnes réagissent aux parfums, aux conservateurs ou à certaines formules riches en protéines. Il reste judicieux de demander un test cutané et un diagnostic avant de réserver un soin intensif en salon.

Prix, entretien et attentes réalistes

La nanoplastie se situe généralement dans la même gamme de prix que les prestations de lissage haut de gamme. Les tarifs varient selon la ville et le standing du salon, mais une séance peut facilement coûter plusieurs centaines d’euros, surtout sur cheveux longs ou épais.

L’entretien après le soin comprend habituellement :

  • L’utilisation de shampooings sans sulfates pour ne pas éliminer le soin trop rapidement.
  • La limitation de l’exposition au chlore et à l’eau salée, ou l’emploi de produits protecteurs avant la baignade.
  • L’espacement des colorations ou des décolorations, car elles peuvent toutes deux fragiliser les cheveux et réduire la durée de l’effet lissant.

Les coiffeurs rappellent souvent qu’il ne faut pas attendre un résultat « permanent ». La nanoplastie modifie temporairement le cheveu ; elle n’en restructure pas profondément la nature comme le font les défrisants chimiques classiques. Cela peut être un avantage pour les personnes qui apprécient la souplesse, mais celles qui souhaitent un rendu constamment soigné doivent prévoir des retouches deux ou trois fois par an.

Termes clés et questions pertinentes à poser à son coiffeur

Le vocabulaire des salons autour des soins lissants peut sembler confus, tant les appellations et les promesses marketing se chevauchent. Quelques notions permettent d’y voir plus clair :

  • Cortex : partie interne de la tige capillaire, qui détermine sa résistance, son élasticité et une grande part de sa forme.
  • Cuticule : couche externe protectrice, composée d’écailles ; lorsqu’elle est lisse, les cheveux paraissent brillants.
  • Formaldéhyde : gaz parfois libéré sous l’effet de la chaleur par certains produits de lissage ; il est associé à des irritations et à des règles de sécurité strictes.
  • Lissage ou défrisage : le lissage réduit les frisottis et le volume ; le défrisage cherche à modifier entièrement le dessin naturel du cheveu.

Avant d’opter pour une nanoplastie, il est utile de demander : quelle expérience le coiffeur a-t-il avec votre type de cheveux précis ? Quelle marque et quelle formule exactes utilisera-t-il ? À quelle fréquence recommande-t-il de renouveler le soin, et quels produits d’entretien à domicile faudra-t-il employer pour le préserver ?

Imaginons un cas courant : une personne aux cheveux épais et ondulés, qui les lisse chaque matin. Après une nanoplastie, elle pourra peut-être les laisser sécher à l’air libre tout en obtenant un rendu net et souple, ou n’avoir besoin que de quelques minutes de coiffage à basse température au lieu d’une séance complète. Pour une autre personne aux boucles très serrées, ce même soin pourrait simplement assouplir le dessin et permettre un brushing deux fois plus rapide, sans supprimer entièrement sa texture.

À mesure que la nanoplastie apparaît sur davantage de cartes de salons, elle rejoint d’autres prestations semi-permanentes comme les soins à la kératine et le prétendu « Botox capillaire ». Plutôt que de rechercher une solution miracle unique, de nombreux experts recommandent désormais une approche combinée : des soins intensifs moins fréquents, un meilleur entretien quotidien et un usage plus réfléchi de la chaleur. Dans ce contexte, la nanoplastie s’impose comme le dernier outil en date pour celles et ceux qui veulent des matins plus simples et des cheveux plus lisses, sans avoir l’impression de les maltraiter pour y parvenir.

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Élodie Martin

Élodie Martin est coiffeuse-visagiste et conseillère en image, spécialisée dans les tendances capillaires, la coloration et les soins adaptés à chaque type de cheveu. Passionnée par l’univers de Tendance Coiffure Sarlat, elle partage son expertise sur les coupes actuelles, les techniques professionnelles et les inspirations beauté locales.

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