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Alopécie areata : l’upadacitinib favorise la repousse des cheveux

Homme chauve préoccupé se regardant dans un miroir avec des documents et un traitement capillaire sur une table blanche.
Dans cet article
  1. Pelade et alopécie areata : une maladie auto-immune difficile à traiter
  2. L’upadacitinib testé contre l’alopécie areata sévère
  3. Une avancée spectaculaire contre l’alopécie, à nuancer

Habituellement prescrit contre l’arthrite, un médicament a permis à des patients souffrant d’une alopécie avancée de retrouver leurs cheveux.

Pelade et alopécie areata : une maladie auto-immune difficile à traiter

La pelade, également appelée alopécie areata, concerne environ 2 % de la population mondiale, femmes et hommes confondus. Il s’agit d’une maladie auto-immune, au même titre que le diabète de type 1 ou la sclérose en plaques. Le Manuel MSD la définit comme « une perte brutale et non cicatricielle de cheveux ou de poils dans des zones circonscrites chez des sujets ne présentant aucun trouble cutané ou systémique ». Le cheveu n’est pas définitivement détruit : c’est le follicule pileux qui le produit que le système immunitaire attaque par erreur. Une repousse reste donc théoriquement possible, mais, dans les faits, les traitements disponibles sont peu nombreux ou peu efficaces.

L’upadacitinib testé contre l’alopécie areata sévère

Un traitement connu depuis longtemps en rhumatologie a toutefois récemment ravivé l’espoir des patients. L’upadacitinib est un inhibiteur de JAK, ou kinase de Janus, habituellement prescrit contre la polyarthrite rhumatoïde, l’arthrite juvénile, la dermatite atopique et d’autres maladies inflammatoires. Deux essais cliniques de phase III, conduits en parallèle auprès de 1 399 patients âgés de 12 à 64 ans et tous atteints d’une forme sévère d’alopécie areata, ont donné d’excellents résultats. Ceux-ci ont été publiés le 12 août dans la revue JAMA Dermatology.

Une avancée spectaculaire contre l’alopécie, à nuancer

Pendant 24 semaines, les participants ont reçu par voie orale soit 15 mg ou 30 mg d’upadacitinib, soit un placebo. Dans le groupe ayant reçu la dose la plus élevée, 55 % des patients ont retrouvé au moins 80 % de leur chevelure, contre seulement 2,5 % de ceux sous placebo. Plus remarquable encore, entre 13 et 22,5 % des patients traités ont récupéré la totalité de leurs cheveux.

Selon les chercheurs à l’origine de l’essai, « l’upadacitinib a démontré un rapport bénéfice-risque favorable ». Ils précisent que l’écart avec le placebo était déjà nettement visible dès la huitième semaine de traitement.

La molécule bloque l’action des enzymes JAK qui, pour simplifier, sont des messagers intracellulaires donnant au système immunitaire l’ordre d’attaquer les follicules pileux. D’autres molécules de la même famille avaient déjà été étudiées dans le même but, mais l’upadacitinib a fourni à ce jour les résultats les plus convaincants. Il demeure imbattable, tant pour sa rapidité d’action que pour la proportion de patients qui y répondent favorablement.

Comme souvent face à une molécule présentée comme miraculeuse, la prudence reste nécessaire. Les essais n’ont duré que six mois et ont été financés par AbbVie, le laboratoire américain qui commercialise l’upadacitinib sous le nom de Rinvoq®. Certains chercheurs ayant publié l’étude sont d’ailleurs salariés de cette entreprise. Ce financement n’a rien d’illégal ni d’inhabituel pour des essais cliniques de cette ampleur, mais des équipes indépendantes d’AbbVie devront impérativement confirmer les résultats avant que l’on puisse clamer que l’alopécie areata a trouvé sa panacée.

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Élodie Martin

Élodie Martin est coiffeuse-visagiste et conseillère en image, spécialisée dans les tendances capillaires, la coloration et les soins adaptés à chaque type de cheveu. Passionnée par l’univers de Tendance Coiffure Sarlat, elle partage son expertise sur les coupes actuelles, les techniques professionnelles et les inspirations beauté locales.

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